Remise des parrainages à la Rectrice lors du CTA du 26 mars 2019

Ce Comité Technique Académique, durant lequel les organisations syndicales font des propositions d’amélioration sur le projet des créations/suppressions de postes fut ubuesque à plus d’un titre.

1)Tout d’abord, il se tenait dans un contexte de graves régressions des services publics à travers le projet de loi dit « de transformation de la

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Fonction publique ». Ces attaques unanimement contestées par les organisations syndicales sont expliquées lors de la conférence de presse (vidéo ci-dessous) et dans notre déclaration unitaire FSU, SGEN, CGT, FO, SUD et UNSA.

2) Ensuite, il se tenait en sachant que la Rectrice quitterait ses fonctions quelques jours après…Une position pour le moins inconfortable pour cette dernière, avec qui nous avons certes de profonds désaccords, mais dont nous savons aussi qu’elle n’est qu’un maillon de la chaine dont nous devons nous libérer…

3) Enfin, il dévoile au grand jour ce qu’il faut entendre par « dialogue social ». En effet, malgré nos nombreuses propositions d’amélioration du projet (stabilisation des équipes, meilleur respect des volontés des personnels dans l’accueil de stagiaires…) et l’engagement des collègues pour favoriser la qualité du service rendu et réduire la précarité, le Rectorat n’a pris en compte quasiment aucune de nos propositions. Nous les avions pourtant bien mises en évidence…

Les équipes d’EPS solidaires, s’engageant pour créer des postes (Collèges de Bruz, de Bain de Bretagne, des Ormeaux, de la Binquenais, des Hautes-ourmes, de Betton, des Rochers-sévigné) étaient présentes dans la salle du Rectorat, juste en face de la Rectrice.

Nous avons rappelé à la Rectrice que ces créations étaient soutenues par des centaines de personnes (pétition géante ramenée aussi au Rectorat). Mais les réponses furent souvent les mêmes: « Dans notre cadre d’emplois, on ne peut pas transformer 6 HSA en HP » ou bien « C’est encore juste pour créer le poste, les effectifs ont certes augmenté mais peuvent baisser l’année prochaine, il vaut mieux attendre…« . En fait, à Bruz cela fait déjà 6 ans qu’ils attendent, et aux Ormeaux plus de 3; A la Binquenais, il y a eu 77 élèves de plus en deux ans… Bref, des arguments technocratiques que les services du Rectorat n’hésitent pas à retourner eux-mêmes quand cela les arrange…

S’il y a certes un dialogue (au demeurant courtois et avec des interlocuteurs avenants), il n’en reste pas moins que celui-ci est totalement tronqué par l’étau budgétaire laissant peu ou pas de place à la qualité du service public finalement rendu. C’est le règne du « cadre d’emplois« , comprenez le règne des 118,5 suppressions de postes décidées par le Ministère pour notre académie en 2019 !

Loin de nous résigner, cette attitude renforce au contraire notre conviction et notre détermination à tout mettre en oeuvre pour faire monter le rapport de force et obtenir de vrais progrès sociaux.

Avec un petit mot au dos…
Carte postale remise à la Rectrice

Nous ne lâcherons rien et pour le signifier une dernière fois à notre Rectrice, nous lui avons remis en fin de CTA les différents courriers des collègues ainsi qu’une carte postale où figuraient des visages souriants et pleins d’espoirs…

Parce qu’à la fin, c’est nous qu’on va gagner…

Les samedis de l’éduc’: un temps pour retrouver du commun, par delà les étiquettes.

Prochaine édition: samedi 30 mars 2019, dans la foulée de la Manifestation, avec prises de paroles et stands partagés.

RDV 14h30 esplanade Charles de Gaulle pour un départ en fanfare !

Le 23 mars, pour la 5ème édition: on préparait la Kermesse pour la Fête à Blanquer. On a commencé tranquillement avec quelques animations: Chamboultout, Fléchettes, Marelles, Tir aux postes, Chanson détournée…

Samedi 23 mars: en route pour la BlanKermesse !

Le 09 mars, se tenait le 4ème rendez-vous sur l’esplanade Charles de Gaulle. Suivi par une réunion publique co-organisée par la Fsu et la FCPE 35.

La presse en parle: Article du Télégramme.

Le 08 février, se tenait déjà le 3ème rendez-vous sur l’esplanade Charles de Gaulle. Un appel aux professionnels de l’éducation (enseignants, AED, Psy-EN, Infirmier.es, AESH), parents d’élèves, élèves, citoyen.ne.s pour se rencontrer et discuter autour d’un thème que nous considérons central pour construire une société répondant aux valeurs de la République : l’égalité, la fraternité, la laïcité et la liberté. L’objectif est de défendre une éducation nationale de qualité, améliorant les conditions de travail (s’accompagnant d’une revalorisation immédiate des salaires), de refuser les réformes Blanquer, et de remettre en question le projet de l’école du socle.

Des collègues s’engagent pour créer de l’emploi !

Pourquoi ces parrainages solidaires ?

Il suffit de se souvenir de l’époque où nous avons passé le concours (quand nous attendions anxieusement la diffusion du nombre de postes au capeps), ou encore de se rappeler le désarroi en découvrant la barre du mouvement inter lorsqu’on est en région parisienne et qu’on attend longuement son billet retour pour la Bretagne, ou enfin de vivre dans l’attente d’un poste stable quand on est TZR depuis des années…
Pour ces raisons qui touchent aux personnes tout autant que pour une meilleure qualité d’un service public, assuré par des personnels bien dans leur peau et dans leur métier, nous avons proposé aux équipes EPS de « parrainer » la création d’un poste fixe là où les besoins le justifient.

L’objectif est
double :

1) Infirmer ou pas…la communication ministérielle qui consiste à asséner que 90% des enseignants approuvent la politique de Jean Michel Blanquer… (Séquence à l’assemblée de 50’’, à voir ici) en montrant que des équipes préfèrent créer de l’emploi plutôt que d’absorber les besoins par plus d’HSA.

2) Humaniser et rendre visible la solidarité professionnelle : il ne s’agit pas de refuser « par principe » les HSA mais bien de permettre une amélioration du service public et de la vie de nos collègues ou futurs collègues. Avec l’espoir non dissimulé que les premières « équipes parraines » donneront envie à d’autres de les suivre.

Cela peut vraiment peser sur la décision finale ?

En forcant l’administration à voir que les équipes veulent créer un poste plutôt que d’avoir des HSA, un Bmp, un stagiaire…Cela donne de la force et de la légitimité aux équipes ainsi qu’aux représentants qui siègent dans les instances pour arracher ces postes (Notamment lors du Comité Technique Académique du 26 mars où seront actées les créations/suppressions de postes).

C’est aussi un levier de médiatisation pour mettre les dirigeants devant leurs responsabilités: les équipes souhaitent créer de l’emploi de qualité. L’administration le veut-elle aussi ou au contraire favorisera-t-elle plus de surcharge pour les uns et de précarité-chômage pour les autres ?

 

Le soutien des collègues et des parents d’élèves  à ces équipes est clair ! Plus de 250 personnes ont signé la pétition qui sera remise à la Rectrice lors du CTA.

Vous voulez participer ?

Rien de plus simple: contactez-nous et nous vous dirons comment procéder.

 



Foire aux questions sur le parrainage-solidaire

– Question : On
souhaite parrainer, mais ne risque-t-on pas d’être embêté.es par
l’administration, car nous ne respecterions pas notre devoir de réserve ?

– Réponse : Tout d’abord, le devoir de réserve est issu d’une jurisprudence qui est instrumentalisée pour faire peur mais qui a peu d’effets sur les enseignants (du moins encore pour le moment, et c’est d’ailleurs pour cela que M.Blanquer souhaite faire une nouvelle loi). De plus, en dehors des cours, nous avons comme tout citoyen un droit d’expression libre. Enfin, demander la création d’emploi…c’est la « priorité absolue » du gouvernement (voir ici la déclaration du ministre de l’économie). Bref, toute remarque visant à vous intimider serait sans fondement juridique et sans légitimité.


– Question : Le fait de parrainer une personne en
particulier, n’est-ce pas revendiquer un recrutement arbitraire, sur profil ou
selon des affinités, que la FSU critique par ailleurs ?

Réponse : Effectivement,
le Snep et la FSU refusent les recrutements arbitraires et défendent
l’application d’un barème juste et transparent. C’est pourquoi nous écrivons
« Pour des collègues COMME Jean-Michel» et non « POUR Jean-Michel».
Toutefois, l’affichage d’un vrai collègue ou étudiant nous semble intéressant
pour humaniser et rendre plus concrètes les demandes.


– Question : Dans notre équipe, nous sommes 3
enseignant.es à vouloir parrainer mais il y en a un.e qui ne le souhaite pas.
Que pouvons-nous faire ?

Réponse : Chaque contexte d’équipe est différent. Cette
situation est évidemment plus délicate. Si vous estimez que votre parrainage est
néanmoins nécessaire (et que vous êtes en majorité), nous vous proposons de
remplacer « Toute l’équipe EPS » par « les enseignants d’EPS »,
afin de respecter le choix de chacun.e.


– Question : Est-ce que je peux parrainer si je souhaite
aussi accepter une HSA ?

Réponse :
OUI. Le parrainage ne consiste pas à dire que les HSA sont à refuser par
principe. Il consiste à afficher le refus des HSA qui empêchent l’emploi. Ce
n’est pas du tout la même chose d’accepter 1 HSA à 3 collègues (pour éviter un
BMP de 3h) que d’accepter 3 HSA à 4 collègues (12h) avec à coté un BMP de 8h
(ce qui empêche la création d’un poste à 20h)….


– Question : On
préfère créer un poste mais si cela ne marche pas, on acceptera les HSA.
N’est-ce pas incohérent dans ce cas d’engager un parrainage ?

– Réponse: Biensûr que non. L’administration mise sur notre
résignation pour que justement nous ne pensions même plus que d’autres choix
sont possibles. Par votre parrainage, vous faites déjà un acte fort, qui peut
certes en entrainer d’autres par la suite, mais c’est sur ce 1er acte
que nous nous focalisons aujourd’hui.


– Question : Pourquoi n’y a-t-il pas d’affichage ou de
logo syndical ? N’est-ce pas un peu hypocrite ?

– Réponse : Vu que les parrainages seront sur notre site et que c’est le Snep-Fsu qui lance cette proposition, il y a peu de risques qu’on soit taxé d’hypocrisie ! En revanche, nous avons voulu permettre à toutes et tous de prendre part à cette initiative solidaire. Et même si nous encourageons chacun à adhérer au Snep, nous ne sommes pas sectaires et avons pleinement conscience qu’on peut être solidaire, engagé sans pour autant vouloir « s’afficher Snep-Fsu ». C’est pour cela que nous n’avons pas mis, par défaut, de logo Snep-Fsu. Mais si vous le souhaitez, aucun souci !


– Question : On nous dit que créer un poste ne serait pas
pérenne car il y a un agrégé ou un temps partiel….

– Réponse : Les meilleures comme les pires raisons peuvent parfois être invoquées pour refuser de créer un emploi. Aussi, pour éviter les postures idéologiques, nous étudierons tous les cas où 17h d’EPS sont présentes. S’il est toutefois vrai qu’il peut y avoir aussi de bonnes raisons pour ne pas en créer (plusieurs temps partiels qui sont amenés à cesser à très court-terme…), nous préférons le vérifier par nous-mêmes, car nos critères ne sont probablement pas les mêmes que ceux retenus par l’administration. Pour nous, c’est l’humain et la qualité du service public qui priment sur les coupes budgétaires… 

Enquête flash – EPS 2019: on a besoin de vous car les infos rectorales sont parfois lacunaires…

« Enquête EPS 2019 de votre établissement: c’est parti ! »

Remplissez ce formulaire en moins de 3 minutes

Objectifs : Voir comment cela se profile dans les établissements et rendre possible des avancées concrètes (meilleur mouvement par des créations de poste, refus des HSA imposées, remplacement des départs en retraite, obtenir des heures et Imp supplémentaires…)

Allo le Rectorat ? C’est pour un signalement.

« Vote de la DHG dans votre établissement:  démocratique ou non ? »

Faites le test en moins d’une minute

Si vous avez moins de 4 points, un signalement s’impose !

Objectifs : Voir comment cela se passe dans les établissements et rendre visible la façon dont « la confiance et les valeurs républicaines» s’établissent à l’échelle de notre département. En cas (malheureusement probable) d’entrave démocratique, nous exigerons des actes forts de la Rectrice pour y remédier.

  • Pourquoi ce test ?

Malgré les discours officiels et les textes de lois, certains chefs d’établissements continuent de bafouer les règles démocratiques dans leurs établissements. 

La raison principale à cela ? Le flou des réformes des lycées, les ajustements futurs…. ? NON, car rien n’empêche de voter réglementairement en février et une seconde fois en Juin avec les ajustements. En fait, il s’agit probablement d’une posture de principe car depuis 2010, le syndicat majoritaire des personnels de direction (Snpden-UNSA) donne la consigne de reporter le vote de la DGH en Juin. (En fin d’année, cela limite les mobilisations…)

L’autre raison majeure, car nous voulons être honnête, est aussi dans le délai très court qui est laissé aux chefs d’établissement pour faire leur proposition (notification de leur dotation le 14 janvier, beaucoup plus tard que d’habitude !). Sachant que c’est l’administration elle-même qui définit le calendrier, on ne peut que se demander pourquoi elle choisit des délais si courts…Sur ces difficultés précises, les chefs d’établissements peuvent compter sur le soutien de la FSU pour exiger des conditions de travail plus respectueuses.

L’idée n’est donc pas de porter toute la faute sur les personnels de direction, loin s’en faut. Il ne fait d’ailleurs aucun doute selon nous que la plupart regrette cette situation. Mais des regrets aux actes, il peut parfois rester un fossé. Et les difficultés techniques ne peuvent excuser un déni démocratique.

Aussi, pour agir en fonctionnaire éthique et responsable, garant des valeurs républicaines, nous avons le devoir de faire stopper ces irrégularités.

Comment ? D’abord en les rendant visibles. Pour cela, nous allons signaler CHAQUE manquement au respect des règles démocratiques. Puis, en fonction des résultats, nous demanderons les mesures officielles qui s’imposent.

 

  • Qu’en disent officiellement les autorités académiques ?

Quand nous demandons la confirmation de la nécessité de voter les DGH, voilà ce que répondent les autorités académiques :

– Mme la Rectrice (lors du Comité Technique Académique du 28/01/19) : «Et bien oui évidemment, nous devons avoir les remontées des établissements pour calibrer le mouvement intra-académique»

– Le Secrétaire Général de la Rectrice (lors du 2nd Comité Technique Académique, le 05/02/19): « Il doit y avoir un vote de la répartition des heures au Conseil d’Administration en février. Après, en fonction des ajustements, il  peut toujours y avoir un second vote en juin. Normalement, la règle c’est cela».

– Le Directeur Académique des Services de l’Education Nationale (DASEN) d’Ille et Vilaine (lors du Comité technique Spécifique Départemental du 07/02/19) : A la question posée par la FSU: « Les votes sur la répartition doivent bien avoir lieu en février ?« , la réponse à la mérite d’être clair: « Oui, c’est vrai…». Devant les faits rappelés par la Fsu (absence de vote, refus de soumettre au vote, non-convocation de CA…), le DASEN précise qu’ « Il y a une vérification des actes (Procès-verbaux des CA) et nous écrirons aux chefs d’établissements en cas d’irrégularité». Si le DASEN confirme donc que l’absence de vote de la DGH en février n’est pas réglementaire (rappelant le code de l’éducation), il refuse toutefois de faire une adresse publique à l’ensemble des chefs d’établissements pour leur rappeler le cadre légal.

 

  • Qu’en est-il du cadre légal ?

C’est bien le conseil d’administration (et non le chef d’établissement) qui décide de la ventilation des heures. Et cette décision s’exprime par un vote sur la répartition des heures par discipline (appelée souvent TRMD, pour Tableau de Répartition des Moyens par Discipline)

L’art 421-2 du code de l’éducation  définit l’autonomie des établissements

Les collèges, les lycées… disposent, en matière pédagogique et éducative, d’une autonomie qui porte sur :

1° L’organisation de l’établissement en classes et en groupes d’élèves ainsi que les modalités de répartition des élèves ;

2° L’emploi des dotations en heures d’enseignement et, dans les lycées, d’accompagnement personnalisé mises à la disposition de l’établissement dans le respect des obligations résultant des horaires réglementaires  

L’article R421-20 du code de l’éducation définit les attributions du CA :

En qualité d’organe délibérant de l’établissement, le conseil d’administration, … exerce notamment les attributions suivantes :

1° Il fixe les principes de mise en œuvre de l’autonomie pédagogique et éducative dont disposent les établissements dans les domaines définis à l’article R. 421-2 et, en particulier, les règles d’organisation de l’établissement

 A l’occasion de la réforme du lycée de 2010,

Le ministère a modifié l’article R.421-9 du code de l’éducation en y ajoutant : « Dans l’hypothèse où la proposition relative à l’emploi des dotations en heures est rejetée par le conseil d’administration, la commission permanente procède à une nouvelle instruction avant qu’une nouvelle proposition soit soumise au vote du conseil d’administration. Le second vote du conseil doit intervenir dans un délai de dix jours suivant son premier vote. En cas de rejet de cette seconde proposition, le chef d’établissement en qualité de représentant de l’État arrête l’emploi des dotations en heures ». Cela renforce le pouvoir du CE mais ne lui donne pas le droit de faire n’importe quoi. (reporter en fin d’année le vote, ne pas tenir de 2ième CA …)


Les membres du Conseil d’administration peuvent donc faire des propositions alternatives (amendements) à la proposition du chef d’établissement. Il ne s’agit donc en aucune façon d’une répartition « à prendre ou à laisser ».

 Suite à un recours en Conseil d’Etat déposé par le Snes :

Les attendus sont très instructifs. Le conseil d’Etat redonne les prérogatives du CA : « Les collèges, les lycées, […], Art 421-2(cf.ci dessus).   Le CE rappelle dans ses conclusions que ce nouveau texte ne permet pas au chef d’établissement de soumettre une répartition « à prendre ou à laisser », le terme « soumettre» signifie que le chef d’établissement propose un « projet » issu de ses travaux préparatoires, ensuite proposé, pour instruction, à la commission permanente. Enfin, il a insisté sur le fait que ladite commission «peut proposer des amendements » et que le CA possède, quand à lui un droit d’amendement ». La proposition du chef peut être amendée et modifiée. Si aucune proposition ne recueille de majorité au 2ième CA alors, uniquement dans ce cas, le chef d’établissement impose sa répartition.


 Le vote doit avoir lieu entre janvier et mars pour des raisons pédagogiques (ventilation des heures) et techniques (la conséquence de cette ventilation pouvant amener à des créations/suppressions de postes qui doivent remonter à l’autorité académique pour calibrer le mouvement intra-académique)

 

Le ministère explique les raisons qui l’ont amené à modifier l’article R 421- 9 :

 « L’emploi des dotations en heures d’enseignement doit être décidé dans les meilleurs délais car la mise en œuvre du projet d’établissement et des dispositifs spécifiques organisés en amont de la rentrée lui est subordonnée (dédoublement de classe, heures consacrées à différentes formes d’aide pédagogique, au travail encadré des élèves ou à la concertation des professeurs…), l’absence de décision peut ainsi paralyser l’organisation des enseignements et induit le risque, si elle se prolonge, de porter atteinte à la continuité du service public».

Donc, contrairement à la lettre envoyée en mars 2010 par le ministre aux recteurs, pour expliquer aux chefs d’établissement qu’ils pouvaient remettre au mois de mai ou de juin le vote sur l’organisation pédagogique (via la ventilation des heures), la répartition de la DHG doit être votée entre janvier et mars, tout report du vote vers la fin de l’année scolaire, porterait « atteinte à la continuité du service public ».

 

Le lien sur les réseaux pour nous aider à diffuser l’info.

sur Tweeter:

Et Facebook:

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CTA du 28 janvier: les infos pour agir et améliorer sa DGH.

Le C.T.A (Comité Technique Académique) est une instance consultative où la Rectrice présente et soumet à consultation :

  • la carte académique des sections européennes et des langues orientales
  • la carte académique des langues vivantes étrangères
  • la carte académique des enseignements (options, spécialités)
  • la carte académique des langues et cultures régionales

Sont aussi présentées les dotations (pour les collèges, lycées, segpa…) pour la rentrée 2019, pour le 1er et le 2nd degré.

Durant les 7h de séance (14h30-21h30), nous avons pu voir à quel point nous « fantasmions »….car de l’avis de la Rectrice, tout va bien…et ca va même mieux…Malgré le fait que même les chefs d’établissement en viennent à parler de risque « d’accident industriel »… tout va bien: il n’y a pas de changement de gouvernance, a martelé notre Rectrice. Ces derniers (Snpden-Unsa, ID-Fo, Sgen-Cfdt et Cgt-Education) manifesteront d’ailleurs devant le Rectorat ce mercredi 6 février ! Très rare…surtout de l’Unsa et de la Cfdt qui vont le plus souvent dans le sens de l’administration, mais tellement révélateur de ce que signifie réellement « la confiance ».

Vous trouverez ici le compte-rendu complet de la FSU sur les différents aspects évoqués lors de ce CTA. Très important à lire, notamment pour comprendre pourquoi il ne faut surtout pas hésiter à demander des heures et encore plus des IMP !!

Vous trouverez aussi la note de cadrage envoyée par la rectrice aux chefs d’établissement. Ce document devrait être donné à toute la communauté éducative, si la transparence et la confiance étaient réellement des priorités…Comme cela n’est pas fait, à notre connaissance, nous y pallions. 


Cette instance (CTA) est importante en ce qu’elle permet de contrôler et de mettre l’administration face à ses contradictions.

–> Nous avons d’ailleurs obtenu que les DGH redeviennent « légales » là où elles ne n’étaient plus depuis plusieurs années (voir ici)

–> Nous avons aussi fait dire à la Rectrice que les DGH devaient être votées en Février. A notre demande de confirmation, cette dernière à répondu: « Et bien oui évidemment, nous devons avoir les remontées des établissements avant le mouvement intra-académique. Etant donné que les DGH ont été envoyées aux chefs d’établissement le 14 janvier (soit beaucoup plus tard qu’auparavant), ces derniers se retrouvent sous pression pour tenir les délais exigés et cela ne peut qu’interroger sur le décalage entre les actes et les discours…Aussi, nous vous demandons de nous faire savoir si le vote de la DGH s’est bien fait en février (et pas juste une présentation mais bien un vote en CA) afin d’en vérifier le cadre légal rappelé par la Rectrice.

–> Spécifique à l’EPS, la note de cadrage (haut de page 3) stipule que « il est impératif de prévoir le forfait Unss, y compris lorsqu’il s’agit d’un BMP supérieur ou égal à 10h (un commentaire doit être porté sur le support du Bmp ». N’hésitez pas à le rappeler en CA et à nous informer des éventuelles difficultés rencontrées.


Maintenant, c’est dans les établissements que se jouent les batailles indispensables et c’est pour cela que nous souhaitons vous apporter des outils, informations et argumentaires. Afin que vous puissiez gagner du temps que vous soyez plus affutés. 

Vous trouverez dans le padlet ci-dessous (sorte de post-it en ligne) tous les documents officiels (y compris les dotations précises pour chaque établissement) ainsi que des outils pour analyser les réformes des lycées, comprendre et proposer une DGH, formuler des voeux au C.A, déconstruire certains discours hiérarchiques…

Servez-vous-en sans modération et appelez-nous pour nous faire part de vos actions, des outils dont vous avez besoin, de vos propositions…Les bonnes idées sont parfois contagieuses et souvent sources d’émulation.

C’est ensemble, d’abord sur le terrain et ensuite dans les instances que nous obtiendrons des avancées significatives.

Pour plus de précisions, n’hésitez pas à nous contacter: s3-rennes[@]snepfsu.net

Pour l’équipe du Snep-Bretagne

Sami, élu au CTA

 

Padlet sur la DGH

 


(suite…)

Stage Rugby_Rennes_Mars 2018

Le coeur du métier des enseignants d’EPS consiste à enseigner des connaissances et compétences en s’appuyant principalement sur les pratiques physiques, sportives et artistiques.

Bien que les rapports de jury de concours (notamment au Capeps externe) mentionnent systématiquement des lacunes dans la maitrise des APSA (Capeps externe 2017: « Le.la candidat.e présente un très faible niveau de connaissances sur l’APSA et utilise un vocabulaire culturellement inapproprié… »; Capeps Externe 2018: »Les connaissances liées à l’A.P.S.A. sont insuffisantes… », la formation continue dans les Apsa a quasiment disparu du PAF dans notre académie.

Ne pouvant et ne voulant nous y résoudre, nous interpellons de façon régulière le Rectorat pour remédier à ce paradoxe incompréhensible.

En attendant que nos revendications aboutissent, nous avons fait le choix de proposer, par le canal syndical, des temps d’échanges et de pratiques concrètes autour des APSA.

Arnaud LEBERRE (Joueur du REC), a accepté d’animer dans ce cadre un stage de Rugby. Il a en plus réalisé lui-même tous les montages vidéos. Une générosité et une belle énergie mises au service des enseignants d’EPS et de l’enseignement du Rubgy scolaire. Un grand Merci à lui !